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  • Post last modified:7 octobre 2021

Les origines

Paimpol est célèbre pour avoir été au début du XXe siècle un des ports de la grande pêche. La pêche à la morue se déroulait surtout au large de l’Islande et à Terre-Neuve. Les conditions climatiques y étaient par conséquent extrêmement difficiles. Pierre Loti en fera un roman en 1886, Pêcheur d’Islande.

Théodore BOTREL, un soir, dans un café-concert “au Chien-Noir” (251 rue Saint-Honoré à Paris), remplace un chanteur absent. Il y chante quelques-unes de ses propres œuvres dont La Paimpolaise créée en 1895 au Concert Parisien. La musique sera finalement signée par son ami pianiste Eugène Feautrier (1849-1898). Ce sera la gloire. Cette chanson reste ensuite au répertoire de Félix Mayol jusqu’à sa mort en 1941.

Une page depuis longtemps tournée… Aujourd’hui, l’ostréiculture et le tourisme sont les principales activités de Paimpol. Allez faire un tour sur les quais ! Le port s’est transformé en une jolie marina aux restaurants animés où vous aimerez vous promener. C’est un point de départ agréable d’où vous pourrez partir à la découverte de la vieille ville et de ses maisons d’armateurs.

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vers Plouézec

La côte Est de Paimpol (Baie de Saint-Brieuc)

  • La Plage de Boulgueff

    A la frontière entre Paimpol et Plouézec, la plage de Boulgueff, orientée nord a pour avantages sa longueur, son ouverture sur le large, et d’être relativement protégée, du moins dans sa partie droite, des vents d’est qui soufflent souvent par beau temps. De galets avec quelques aires sablonneuses, elle offre une large vue sur la baie de Paimpol, l’île de Bréhat au loin, celles de Saint-Riom et Mez-Goëlo plus proches.

  • La Pointe et les plages de Kerarzic

    Loin de l’agitation citadine, elle est bien nichée au coeur de l’anse de Paimpol et face à l’île Saint-Riom Elle est entourée de deux plages très différentes. La plage de Kerarzic Est  est une plage de galets même si quelques zones à peine plus grandes qu’une serviette de bain sont de sable. La tranquillité est le principal atout de cette plage, ainsi que le fait que la mer se retire moins loin que sur la plage de Kerarzic ouest. La plage de Kerarzic Ouest est plus variée, plus sableuse, recelant des petites criques comme autant de petites pépites… Et avec une vue sur la pointe de Guilben et l’anse de Paimpol.

Kerity

Un peu d’histoire

Un des premiers lieux de débarquement des Bretons chassés de Grande-Bretagne par les Angles et les Saxons est l’Archipel de Bréhat. Ces bretons, profondément chrétiens, implantent un peu partout de modestes monastères. Au VIIème siècle, les immigrants s’installent à Saint-Riom ou Ker Ity (en breton). Ity était sans doute le nom du chef du village, créé au VIème siècle par Saint-Samson, venu de Cornouaille.

L’ile de Saint-Riom

L’île porte le nom de saint Riom ou Rion, 

En 1184 une abbaye de Prémontrés est fondée sur l’île, dont on peut encore voir quelques ruines aujourd’hui, dédiée à saint Riom. En 1202, les moines de Saint-Victor qui l’occupent quittent l’île, probablement car la vie y était trop difficile, pour s’installer à l’abbaye de Beauport ; l’île devient alors une dépendance de l’abbaye continentale. Les moines abandonnent définitivement le contrôle de l’île au cours du xviiie siècle.

Aujourd’hui, l’île de Saint-Riom se situe sur le territoire de Ploubazlanec.

D’un point de vue religieux, l’église de « Keriti » (dès 1189) ou de Quérity (1198) est citée dans les chartes des abbayes de Saint-Riom et de Beauport.

L’abbaye de Beauport

L’abbaye de Beauport est ainsi fondée en 1202 (située alors à Plouézec); c’est la seule abbaye de cet ordre en Bretagne. Elle possède des droits et des revenus sur plusieurs paroisses en Bretagne et en Angleterre.

Elle dispose d’un site protégé et pourvu en eau douce par deux étangs proches qui servent à arroser les grands jardins de l’abbaye et à faire tourner un moulin. L’abbaye est du même type que celle de Lucerne, mais plus grande et plus richement décorée. Les seigneurs locaux et le peuple très pieux donnent largement à l’abbaye.

Elle possède de nombreux privilèges : droit de tenir une foire annuelle à Paimpol, droit de minage et d’étalonnage des grains de Paimpol, droit sur le poisson de Paimpol, levée sur les entrées et sorties de poisson dans le port, droit sur le sel…Elle possède également de nombreuses terres et moulins (le moulin à mer de Poulafret est l’un des 10 moulins de l’abbaye). Aux XIIIème et XIVème siècles, est construite une digue de protection autour de l’abbaye. Ce travail sera prolongé au XVIIIème siècle avec l’assèchement des marais avoisinants, pâturages gagnés sur la mer. La paroisse de Kérity est alors matériellement prise en charge par l’Abbaye de Beauport. En 1227, Kérity devient une paroisse du diocèse de Dol dépendant de l’abbaye de Beauport : son recteur est un chanoine de l’abbaye. Le déclin de l’abbaye débute au XVIème siècle : perte des possessions anglaises, perte de revenus, train de vie des moines. Les moines abandonnent définitivement l’Abbaye en 1791.

Développement économique

La commune de Paimpol à l’origine ne compte que quatorze hectares. En 1838, elle décide d’entreprendre de grands travaux avec l’assèchement d’un étang et la construction d’un port. Celui-ci comprendra des quais et une jetée protégeant des vents de Nord-Est qui devra obligatoirement s’appuyer sur la rive de l’étang situé à Kérity. Pour faciliter les travaux, la municipalité de Paimpol propose d’annexer une partie du quartier de Kernoa malgré l’opposition de Kérity. Cette opération sera décidée en 1843 et désormais la zone portuaire fera partie intégrante de Paimpol.

En 1899, le chemin de fer arrive à Paimpol. La gare sera implantée sur un nouveau terrain obtenu en asséchant un étang. Mais une partie de celui-ci fait encore partie du territoire de Kérity. Le préfet décide de rectifier à nouveau la frontière dans la mesure où la commune de Kérity ne peut faire face aux investissements indispensables.

Pour assurer le développement économique de la région de Paimpol et l’extension de sa zone urbanisée, la fusion des communes apparaît nécessaire juste après la seconde guerre mondiale. Ce sera chose faite quinze ans plus tard lorsque le , à la suite d’un vote organisé à l’intention des habitants des communes concernées, sera créé le « Grand Paimpol » avec Kérity et Plounez.

Le sentiment d’appartenance à Kérity est encore aujourd’hui très présent dans l’esprit de bon nombre de ses habitants. Pourtant, ces dernières années, le petit bourg a perdu la plupart de ses commerces alimentaires emportés par le développement de la grande distribution. Kérity a vu s’implanter sur son territoire un hôpital et un collège et de nombreuses zones résidentielles. Des projets de développement sont en cours. L’activité touristique s’est développée autour de l’abbaye de Beauport.

  • L’Anse de Beauport

 

  • L’abbaye de Beauport

  • La Baie de Poulafret

Le moulin à marée

En 1810, le moulin à marée de Poul a plet (sic), qui compte une roue hydraulique, peut moudre 5 quintaux de farine par jour. Il est reconstruit dans les années 1880 au même emplacement. Il sera exploité jusqu’en 1923 par la famille Chivis, qui exploitait également le moulin Canon à Plourivo, ainsi que d’autres moulins sur la commune de Pleubian. 

Désaffecté, il est actuellement occupé par le centre nautique du Trieux. Des éléments de vannage pour l’alimentation en eau du moulin subsistent au sud est du site.

Le port de Poulafret

Au cours du 19ème et jusqu’au 2ème quart du 20ème siècle, le port de Poulafret a servi de lieu de débarquement des bateaux goémoniers et de lieu d’hivernage, à côté du moulin à marée. De nombreux doris de grande pêche reconvertis à la pêche côtière fréquentaient aussi ce petit havre, aisément accessible en raison de leur fond plat. Le port de Poulafret comme celui proche de Kerarzic, à l’Est, était équipé de pieux enfoncés dans la vase afin d’amarrer les bateaux. Les chanoines de l’abbaye de Beauport amarraient leurs bateaux sur pieux dans l’anse de Kerarzic. En 1939, une trentaine de goémoniers fréquentaient ce petit havre d’échouage. Une cale et un quai haut furent réclamés à cette date. Le plan d’eau de Poulafret sert aujourd’hui de lieu d’échouage et d’hivernage pour les bateaux de plaisance, qui ont peu de tirant d’eau.

  • La Pointe de Guilben

    La Pointe de Guilben commande les atterrages du port de Paimpol. A la fin du 18ème siècle, un corps de garde et un emplacement de batterie furent érigés à l’extrémité de ce promontoire. Une batterie de deux pièces de 12 fut placée à l’extrémité de la pointe. En temps de paix, l’abbaye de Beauport abritait canons et affûts. En 1943, les troupes allemandes de l’organisation Todt aménagent le Mur de l’Atlantique et fortifient la presqu’île de Guilben, en particulier la côte Ouest et Sud, par de nombreux blockhaus.

  • La Pointe de Mesquer

 

  • La Pointe de Brividic

 

  • La Plage de la Tossen

 

  • Le Port de Paimpol

 

Etape suivante
vers Ploubazlanec

La côte Ouest de Paimpol (Estuaire du Trieux)

à paraître prochainement

Etape suivante
vers Lézardrieux
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