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  • Post last modified:8 septembre 2021

Les origines

La commune a été associée de 1972 à fin 2004 à celle de Pléhérel. Elles portaient ensemble le nom de Fréhel. Après la fin de l’association entre les deux communes, la commune de Pléhérel a conservé le nom de Fréhel, bien que le Cap Fréhel soit situé sur le territoire de la commune de Plévenon.

Fort La Latte

Anciennement la Roche Goyon, le château de Fort la Latte, situé à la pointe du même nom, en face du cap Fréhel, est l’un des plus célèbres châteaux bretons. Remarquable par sa situation sur un cap rocheux, face à la mer, il a servi de décor à plusieurs films.

Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis les et .

Le château de la Roche-Goyon fut construit au XIVe siècle par le seigneur de Matignon, Étienne III Gouÿon. La construction du château commença dans les années 1340, son donjon date des années 1365-1370.

En 1379, à la suite du retour d’exil du duc de Bretagne Jean IV, le château fut assiégé par Bertrand Du Guesclin. Le château est attaqué et pris une seconde fois lors des guerres de Religion au XVIe siècle, cette défaite marquant un temps d’abandon de l’édifice. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle, sous Louis XIV, que le château reprend son intérêt stratégique et est bastionné.

Il servira jusqu’à la fin du Premier Empire où l’évolution des techniques militaires conduisit à son inadaptabilité. À partir de 1892, il fut vendu à divers propriétaires privé avant d’être acheté par un passionné Frédéric Joüon Des Longrais en 1931 qui entreprit de lourds travaux de restauration qui s’achevèrent dans les années 1950.

Voir l’Article consacré à Fort La Latte

Les landes

Les landes rases, battues par les vents marins, peignent le paysage du rose des bruyères et du jaune des ajoncs. Les sentiers creusés par le piétinement des visiteurs, forment de minuscules falaises qui servent de refuges à tout un petit peuple des landes : de petits lézards des murailles y paressent au soleil, des abeilles sauvages y creusent leurs abris, tandis que la sauterelle éphippigère ou les araignées traquent leurs proies.

Le cap Fréhel est couvert de 340 ha de landes, un troupeau réduit pâture le site, pour maintenir le milieu et empêcher sa fermeture. La lande est dégradée sur environ 75 ha.

L’ancien restaurant transformé en belvédère.

Durant l’hiver 2016, le restaurant La Fauconnière a été remplacé par un espace privilégié pour observer la réserve ornithologique du cap Fréhel. Les travaux ont duré 3 mois. L’objectif était d’offrir des panoramas exceptionnels pour faciliter la découverte des 8 espèces nicheuses d’oiseaux marins. Ce site est désormais la propriété du Conservatoire du littoral.

Cet espace était attendu par de nombreux acteurs du territoire. Le cap-Fréhel est le seul endroit en France, où il est possible de voir des pingouins en reproduction depuis la terre ferme. Les guillemots, fulmars, mouettes, goélands et cormorans n’auront bientôt plus de secrets pour les visiteurs.

Le Cap Fréhel

Le cap Fréhel est une pointe de grès rose au relief tourmenté qui sépare à l’est la baie de Saint-Brieuc de la Baie de St Malo.
Il constitue une réserve ornithologique le long de la Côte d’Émeraude.

Depuis septembre 2019, le site “Le Cap d’Erquy-Cap Fréhel” a reçu officiellement le label Grand Site de France pour 6 ans, attribué par le ministère de la Transition écologique et solidaire. Cette décision reconnaît le travail accompli pour préserver ses paysages exceptionnels, tout en améliorant l’accueil du public.

Le cap Fréhel a donné son nom au cap de Freels de la côte orientale de Terre-Neuve quand les marins locaux ont commencé à y exploiter la morue.

Les Phares

Le vieux phare (ou tour Vauban),

en granite, fut construit sous Louis XIV en 1701 par un des disciples de Vauban, Jean-Siméon Garangeau (1647-1741), qui est nommé « ingénieur en chef et directeur des fortifications de Saint-Malo » en 1691 et le restera jusqu’à sa mort. À l’époque, on brûlait notamment de l’huile de poisson.

Caractéristiques du premier phare

      • Construction : 1701-1702
      • Allumage  : 
      • Hauteur  : 15 m
      • Description  : tour cylindrique accolée à une tourelle demi cylindrique en pierre maçonnée
      • Ingénieur  : Siméon Garangeau
      • Entreprise  : Gilles Martin Frémery
      • Coût  : 6 890 livres

 

Le deuxième phare 

Vers 1840, Léonce Reynaud, devant l’état de l’édifice, envisage de construire une nouvelle tour octogonale de 22 m de haut pouvant supporter une optique de Fresnel.

La portée du feu passe à 25 milles.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le phare sert de poste d’observation pour l’armée allemande qui dynamite l’édifice le . Seule la vieille tour Vauban reste debout et supporte un feu provisoire jusqu’en 1950.

Le phare actuel 

Le deuxième phare ayant été détruit par l’occupant allemand avant de quitter les lieux, la construction d’un nouveau phare commence en 1946.

Les travaux de reconstruction du phare sont conduits par monsieur Jean Boyet, ingénieur TPE, responsable de la subdivision de Matignon.

L’électrification par le réseau de distribution est faite simultanément. L’allumage du feu a lieu le .

Caractéristiques du troisième phare

    • Construction : 1946-1950
    • Allumage : 
    • Hauteur au-dessus de la mer : 67,70 m
    • Hauteur : 32,85 m
    • Hauteur de la focale : 29,60 m
    • Description : tour carrée en maçonnerie de pierre de taille centrée à un bâtiment en forme de U
    • Architecte : Yves Hémar
    • Entreprise : Peniguet

La corne de brume,

située à l’extrémité du cap Fréhel n’est plus en service depuis déjà longtemps. Munie d’une sirène à vapeur, elle permettait jadis d’avertir les navires de la proximité du cap en cas de mauvaise visibilité.

La sirène avec son détecteur de brume est située à 400 m du phare.
Elle émet deux sons toutes les minutes

Vestiges de la seconde guerre mondiale.

Pendant la Seconde Guerre mondiale le cap Fréhel a été l’emplacement d’une station radar, il n’en subsiste aujourd’hui que quelques blockhaus dissimulés dans les fourrés.

En 1940, le cap Fréhel a été un point stratégique, un maillon du Mur de l’Atlantique.

L’aviation allemande la « Luftwaffe » et la « Kriegsmarine » avaient choisi le cap Fréhel pour implanter une base de sept radars « frosh » servant à la fois aux détections aérienne et maritime.

C’est une facette cachée du cap Fréhel. On peut voir notamment un réseau de tranchées et un immense trou entouré de murs blindés. La végétation le fait disparaître progressivement. On le surnomme la « piscine » car il se rempli d’eau lors de fortes pluies. Durant la guerre,  des soldats vivaient à l’intérieur dans des baraquements couverts de filets de camouflage.

Le  une task force de la 28e division d’infanterie américaine fut chargée d’attaquer les forces allemandes qui occupaient le cap Fréhel. Elle arrive le soir à Plévenon. Le lendemain, 15 août, avec l’aide de résistants FFI elle attaque la station de reconnaissance aérienne Frosh. Les Allemands se rendirent vers midi, 293 d’entre eux furent faits prisonniers.

La côte ouest de Plévenon

La côte de Plévenon, c’est une succession de sites magnifiques. Des côtes rocheuses et escarpées, de petites criques ou de belles plages de sable fin qui font chaque année la joie des petits et des grands, des sportifs ou de ceux qui souhaitent se reposer… ou photographier, dessiner ou peindre ces beaux paysages colorés.

Pory

Ce sont des rochers qui véhiculent de nombreuses légendes. En effet, les pointes cachent l’entrée de plusieurs grottes. Leurs couleurs et leurs formes peuvent enthousiasmer les photographes mais elles ont souvent inspiré de belles histoires. 

Où commence l’imagination ? Où se cache la vérité ? Peut-être au fond des grottes !

La Plage de la Fosse

Au fond d’une petite crique, la plage de la Fosse est l’une des plus belles plages de sable fin de la côte. A droite les rochers de Pory et à gauche la Pointe de la Guette qui protègent des vents.

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