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  • Post last modified:2 mars 2021

La commune de Planguenoual étire ses côtes à falaises, bordées de landes côtières, de la pointe de Longue Roche jusqu’au groupe de roches des Ermeleux face à Port Morvan. Cet alignement remarquable de falaises schisteuses, de formation quaternaire sur un escarpement tectonique est seulement interrompu par le vallon de Jospinet. Les falaises offrent des points de vue singuliers sur la baie de Saint-Brieuc.

  • La plage de Port-Morvan


    Du sommet de la côte, on domine la petite plage du Port-Morvan sur laquelle la falaise vive de loess a dû être protégée des vagues par un enrochement. Le loess est un dépôts sédimentaire non stratifié d’origine éolienne.

    A l’entrée de la plage, la construction massive en béton est un vestige des défenses allemandes de la Seconde Guerre Mondiale. En effet, l’organisation allemande Todt (O.T.) avait construit deux murs en béton pour empêcher le débarquement à Port-Morvan. L’ingénieur allemand de ces ouvrages s’appelait Fritz Todt. Il a donné son nom au groupe de génie civil et militaire du Troisième Reich qui a réalisé toutes les grandes opérations avant et pendant la seconde guerre mondiale (Bases de sous-marins et lignes de fortifications comme le Mur de l’Atlantique).

  • La grève du Vauglin

La crique du Vauglin recèle les vestiges d´une écluse dont la construction fut demandée en 1624.

  • La Cotentin

Plusieurs hameaux de cette commune regroupaient des foyers de pêcheurs à pied. La Cotentin est le plus gros village de Planguenoual habité par des pêcheurs à pied. Ce village doit son nom à la seigneurie de Saint-Costantin qui fut sans doute le fief patronymique de la famille Costantin de Planguenoual au xve siècle. À partir de 1853, la profession de pêcheur à pied ne semble plus être déclarée. Dans les années 1920, la famille Le Chantoux pratiquait encore la pêche aux bas-parcs. En 1926, quelques femmes se déclaraient encore « pêcheuse ». Cette déclaration apporte la preuve d’une pluri-activité familiale et de l’apport de la pêche comme complément de ressource.

D’autres affleurement rocheux complètent ce dispositif, formant une succession de « bassins » : les Juliennes. 

  • La Cale et le Ruisseau des Coulées (encore appelée Cale de Jospinet)

Du haut de la falaise, au dessus de Jospinet, on domine la dépression où coule le ruisseau des coulées. La cale, qui fut aménagée en 1896 sur l’ancien lit du ruisseau, pour contrarier l’accès sauvage de la grève et faciliter le déchargement de la marne, des sables et du goémon d’épave pour les charrettes des cultivateurs a permis d’amener au bourg le granit de l’île Grande qui à servi à la construction de l’église. Elle fut rallongée en 1913 pour permettre un meilleur accès aux « harnais » qui venaient parfois de loin chercher de la marne, « l’engrais de mer ».  Elle fut bétonnée plus tard pour le passage des tracteurs (avec des dalles de couverture) A  proximité, la zone mytilicole est aujourd’hui  encore un important foyer pour l’activité économique.

Après la Révolution Française

Juste après la Révolution (1795), le havre de Jospinet aura failli être le lieu de débarquement de gentilshommes émigrés de Jersey, emmenés par le chef chouan Bois Hardy de Lamballe, pour livrer armes et munitions, en vue d’une vaste opération de renversement de la République. Mais une erreur de navigation sera néfaste à ces contre-révolutionnaires, qui seront faits prisonniers sur la côte d’ Erquy.

Les débuts de la mytiliculture.

En 1960, les débuts de la mytiliculture ont développé l’usage de cette cale pour le transport des moules et des poteaux à bouchots, qui ont remplacé les raies ou filets à pieux des pêcheurs locaux. Une zone mytilicole a été aménagée sur les replats, au-dessus de la grève, avec la possibilité de pomper l´eau de mer à peu de distance. Les mytiliculteurs des Charentes se sont installés les premiers sur cette côte du Penthièvre avant que les habitants de Planguenoual se convertissent à cette technique aquacole

  • La Plage de Jospinet

Le Jospinet est une petite grève de galets cernée de près par les rochers. La pêche à la ligne ou à pied y sont fructueuses mais règlementées. Les grandes marées attirent la foule. 

  • La mytiliculture

La mytiliculture désigne l’élevage des moules. C’est actuellement la culture marine la plus répandue en Europe. Les premiers essais de mytiliculture sont anciens et remontent au Moyen Âge, et on assiste depuis quelques décennies à un renouveau des techniques de culture des moules. Si toutes consistent à capturer les naissains (bébés moules) qui se nourrissent de phytoplancton naturel, les méthodes d’élevage varient en fonction des particularités des territoires maritimes, telles que l’amplitude de la marée ou la morphologie des côtes.

L’élevage de moules sur pieux est réalisé avec des pieux verticaux plantés dans la partie basse de l’estran. Ces pieux forment des rangées et ne sont accessibles entièrement qu’en cas de fortes marées. Cette technique, très pratiquée en Normandie, en Bretagne, en Vendée ou en Charentes, permet d’obtenir les fameuses « moules de bouchots », à savoir des petites moules à la chair orangée et à la coquille très sombre.

La moule

C’est un bivalve lamellibranche. Elle possède un pied qui assure son déplacement et une glande qui assure sa fixation grâce au byssus (bouquet de filaments). La coquille constituée à 95 % de carbonate de calcium renferme le corps de l’animal.

Les branchies ont un rôle essentiel dans la filtration (la moule filtre jusqu’à 4 litres d’eau par heure).

Les moules sont une spécialité méconnue de la baie de Saint-Brieuc, baie davantage réputée pour ses coquilles Saint-Jacques. Et pourtant, il existe entre Hillion et Planguenoual, toute une filière qui s’active 7 jours sur 7, l’été, à fournir les restaurateurs.

Ici, environ 4 500 tonnes de moules sont récoltées chaque année, soit 10 % de la production nationale. Quatre-vingt-treize kilomètres de bouchots sont exploités par les 16 entreprises que compte la Baie

Coupe d'une Moule

La cale de jospinet est utilisée pour la mise à l’eau et l’accès aux immenses champs de bouchots, en lisière de marée (la moule est une grande spécialité locale)

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