Pleubian
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Situé à l’extrémité de la Presqu’île Sauvage, Pleubian sait séduire !
Ce village se situe à proximité de l’île de Bréhat. L’origine du nom vient de l’ancien breton ‘ploe’, paroisse, et ‘bian’ signifiant petit.
Son atout principal est le Sillon de Talbert, site naturel unique en Europe !

  • Le sillon de Talbert

Le Sillon de Talbert est une flèche littorale à pointe libre formée de galets et de sable. Il s’étend vers le nord-est dans la Manche sur environ 3,2 km de long pour une largeur moyenne de 100 m et une hauteur d’environ 10 m.

Cette structure écopaysagère particulière est à la fois un site d’intérêt écologique et une curiosité géologique. Elle est désormais protégée avec la création en 2006 de la Réserve naturelle régionale du Sillon de Talbert qui couvre une superficie de plus de 18 hectares (hors surface couverte par le domaine public maritime).

Cette langue sableuse et de galets protège également le littoral de l’érosion et des vagues, spécialement durant les grandes marées. Il offre une zone maritime presque toujours calme entre l’est du Sillon et l’île de Bréhat située 5 km au sud-est. La langue est bordée au nord par plusieurs rochers rendant la navigation côtière délicate et auxquels elle était autrefois reliée. À trois kilomètres au nord se trouvent les récifs des Épées de Tréguier sur lesquels est bâti le phare des Héaux de Bréhat marquant l’entrée ouest de la baie de Saint-Brieuc.

Le sillon de Talbert constitue le point continental le plus septentrional de la Bretagne.

  • Le phare des Héaux de Bréhat

Construit par l’ingénieur Léonce Reynaud en 1840 sur les récifs des Épées de Tréguier, à la pointe du sillon de Talbert, le phare des Héaux de Bréhat signale l’extrémité ouest de la baie de Saint-Brieuc et balise l’entrée du chenal du Trieux vers l’île de Bréhat.

Le projet de Reynaud est audacieux et ne ressemble en rien aux archétypes architecturaux de l’époque, essentiellement britanniques dans ce domaine. Le bâtiment est fait de deux volumes distincts : un premier bloc, très massif est construit sur le modèle des phares britanniques d’Eddystone et de Bell Rock, une tour plus légère place ensuite la lanterne à sa hauteur définitive.

Les blocs de granite sont taillés à terre, numérotés puis acheminés sur place pour y être assemblés. Les difficultés rencontrées sont nombreuses : plusieurs entrepreneurs résilient leur contrat devant les dangers rencontrés, la pose de la première pierre est repoussée à cause du mauvais temps, des grèves arrêtent le chantier en octobre 1838, et le budget prévu par l’administration est en fin de compte largement dépassé.

Le feu s’illumine enfin le , en haut d’une tour massive de 47 mètres.

En août 1944, les Allemands font sauter le haut de la tour à la dynamite ; 15 mètres de phare disparaissent dans les vagues, mais la tour est vite reconstruite et surélevée d’un étage pour atteindre les 57 mètres actuels

Après le phare du plateau du Four (Le Croisic), construit en 1822, c’est le plus ancien phare français de haute mer, mais il le dépasse de plus de 30 mètres.

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