Erquy
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Site paléolithique occupé ensuite par les Romains. Présence au Moyen Âge des chevaliers du Saint-Sépulcre aux hameaux des Hôpitaux, de la Corderie (ancienne léproserie) et du Saint-Sépulcre. La commune a été reconstruite sur les hauteurs après l’engloutissement de la précédente.

De nos jours, le bourg d’Erquy occupe le fond d’une anse de la côte de Penthièvre comprise entre le cap d’Erquy, site naturel acquis par le Conseil général des Côtes-d’Armor, et la pointe de la Houssaye, constituée des vestiges d’une éruption volcanique ; c’est dans cette rade d’Erquy que, le , un combat naval oppose des navires anglais et français.

Le port d’Erquy qui abrite une flottille d’environ 80 chalutiers est connu comme la « capitale » de la coquille Saint-Jacques, pêchée dans la baie de Saint-Brieuc.

Quand on est visiteur à Erquy, on a tendance à se rendre directement au cap en voiture et faire l’aller-retour à pied jusqu’à la pointe. On admire les falaises, le point de vue à l’horizon et voilà ! C’est déjà assez impressionnant, il faut bien l’avouer.

Le Cap d’Erquy à bien plus que son éperon rocheux à nous faire découvrir.

Chaussez-vous et au départ du Cap d’Erquy, prenez la direction de l’Est, le Cap Fréhel en toile de fond. Aventurez-vous sur l’étroit sentier des Douaniers. Il y a des marches à descendre, à monter, un peu de dénivelé, mais le jeu en vaut la chandelle : au fil de la balade, l’éperon rocheux vous fait grâce de ses plages magiques. Ici, on les appelle les plages sauvages : le Lourtuais, le Portuais, le Guen…

Sauvages, elles le sont. On n’y est jamais envahi par la foule. Pour avoir le privilège d’engloutir ses pieds dans le doux sable fin, il faut marcher. Pas d’accès en voiture aux plages sauvages.

A découvrir aussi : les lacs bleus

S’il y a une balade à faire pour s’imprégner de la côte de grès rose à Erquy, c’est celle-là ! Facile, accessible à tous, riante et proche de tout, elle est pourtant extraordinaire. Au départ du port, on monte l’escalier puis le sentier surplombe le port, offrant en continu des points de vue à couper le souffle sur la baie d’Erquy. En prime, les lacs bleus émaillent le parcours : lieux parfaits pour le pique-nique, un moment de lecture ou de contemplation. Un peu d’histoire aussi pour ceux qui le souhaitent : ce sont les derniers vestiges des carrières de grès, extrait ici à partir du XVIIIe, jusque dans les années 1970. On débarque finalement sur le cap en passant par le four à boulet et le corps de garde. Le cap revêt toute sa majesté. Le retour se fait tranquille, sur la voie piétonne qui longe la route peu fréquentée. Cette fois on descend l’escalier et au pied, il y a tout ce qu’il faut pour se rafraîchir : café, troquet, les glaces …

En suivant le GR 34 d'Est en Ouest

  • L’estuaire de l’Islet (Côté Ouest)

Entre la plage des Sables-d’Or et celles d’Erquy,  se faufile l’estuaire de l’Islet, minuscule rivière qui semble s’étaler en une largeur démesurée lorsque la mer remonte et se faufile dans le canal qu’il a formé sur la grève. Lorsque les eaux se retirent, il est un obstacle facile à franchir pour passer d’un côté ou de l’autre, disparaissant presqu’entièrement dans le sable de la plage.

  • Le pont des marais

Il enjambe le marais d’Erquy du lieudit “la vallée Denis”. Comme dans les années 20 pour les passagers du petit train, le pont des marais et la passerelle de la Côtière sont le balcon rêvé pour découvrir la beauté du site naturel de l’estuaire de l’Islet, classé en zone Natura 2000.

En partie fermé au Nord par une flèche dunaire, cet estuaire d’une cinquantaine d’hectares est baigné par la mer à marée haute et traversé par l’Islet à marée basse.

“La Bouche d’Erquy” est classée au 5e rang des marais maritimes de la façade atlantique pour la diversité de sa végétation avec 53 espèces végétales et de nombreuses espèces animales aquatiques.

Son caractère patrimonial exceptionnel lui vaut d’appartenir au site plus vaste “Cap d’Erquy – Cap Fréhel” d’importance communautaire.

Un peu d’histoire 

Cet ouvrage d’art est l’oeuvre de Louis Auguste Harel de la Noë, polytechnicien et ingénieur des ponts et chaussées, né à St-Brieuc en 1852, qui fut précurseur dans l’utilisation du béton armé pour la construction de tels ouvrages, matériau particulièrement performant du point de vue économique grâce notamment à un travail en régie et à l’utilisation de procédés novateurs de préfabrication sur site, tout en restant soucieux des aspects esthétiques et environnementaux.

Les travaux qui débutèrent en 1913 avec l’intention d’une ouverture des lignes pour la saison touristique de 1914 furent vite interrompus lorsque la première grande guerre éclata. Une fois Harel de la Noë parti en retraite en 1918, ses successeurs apportèrent des modifications sur les ouvrages et retardèrent la mise en service des lignes. Mais, même après son départ, l’ancien ingénieur en chef continua à défendre ses choix techniques.

La passerelle la plus longue des Côtes d’Armor

Longue de 164 mètres et d’une hauteur minimale de 7.60 m avec une largeur utile de 3.90m, composée de 27 travées droites de 5.60m d’entre-axes, cette passerelle demeure la plus importante subsistante dans le département.

Elle est constituée de piles en pierre de grès rose extrait dans les carrières du pays comprenant des arêtes en ciment agrémentées de pierres de taille en grès.  Des dalettes voûtées en béton armé préfabriqué, ornées de briques rouges en rive, constituent les deux trottoirs en encorbellement.

Une nouvelle jeunesse en 2013

Pour permettre aux randonneurs de franchir et de contempler les marais de l’estuaire de l’Islet, tout en valorisant un patrimoine historique cher aux costarmoricains, le Conseil Général a choisi de conserver cet ouvrage d’art.

Cette nouvelle utilisation de l’ouvrage a pu se faire grâce à l’ouverture de la véloroute “la littorale”(EV4) ou itinéraire Tour de Manche, dans le cadre du schéma départemental vélo.

L’ouvrage très robuste n’a pas nécessité de travaux particuliers si ce n’est la mise en place de nouveaux garde-corps et le recouvrement de la plate-forme par un platelage-bois.

  • La plage des Montiers

On l’appelle également plage du Champ du port, ou plage des Hôpitaux (du nom du hameau voisin). C’est une plage de sable fin comme la plage Saint-Michel (près de l’îlot). Cette belle plage est oubliée des guides touristiques. Elle ne manque pourtant pas d’atouts. Surtout à marée haute, quand les bateaux du port sont à flot. A marée basse, c’est une excellente adresse pour la pêche à pied et les grandes balades en remontant le cours de l’Islet. Ici, on est loin des plages touristiques de l’ouest de la commune. Cette plage est peu fréquentée. Une cale permet de mettre à l’eau toutes les embarcations possibles.

  • La pointe du Champ du Port

  • L’îlot Saint-Michel

À son sommet est située une petite chapelle dédiée à saint-Michel, construite en 1881. Elle est le lieu d’un pèlerinage local le 29 septembre (jour de la Saint-Michel) .

Légende Locale

Il y a très longtemps, un trésor était caché sur l’îlot Saint-Michel. Des lingots d’or attendaient patiemment d’être débusqués par quiconque trouverait la malle qui les contenait. Nombreux étaient les pilleurs qui le convoitaient, et tous repartirent dépités et les mains vides ! Leurs espoirs furent bientôt réduits à néant. Une grande tempête fit rage sur Erquy, et des vagues scélérates emportèrent le précieux butin qui sombra dans les profondeurs. Le trésor se répandit dans les fonds marins, éparpillant tous les lingots d’or au gré des courants. Ballottés par la mer, ils finirent par s’user comme des galets, et la poussière d’or qui en résultat se mêla au sable. Depuis, les plages alentours resplendissent d’un éclat doré à la lumière du soleil. L’îlot Saint-Michel a encore toutefois un trésor à nous offrir : la petite chapelle qui se dresse à son sommet nous attend patiemment lorsque la marée se retire suffisamment pour nous permettre de traverser.

  • La plage du Guen

  • La plage du Portuais

Un peu plus éloignée que la plage du Lourtuais, elle présente le même charme et est beaucoup moins fréquentée.

  • La roche au Guen

La roche au Guen domine la pointe de la Mare aux Rêts. A l’horizon, on aperçoit les Châtelets

  • La plage de Lourtuais

C’est une grande plage en partie occupée par les naturistes. Encadrée par deux pointes, à l’Ouest les Châtelets, à l’Est la pointe de la Mare-aux-Rêts avec la Roche au Guen. Elle offre un paysage paradisiaque : sable blanc, eau turquoise… Mais elle se mérite. L’accès est un peu difficile. Après s’être garé sur le parking du cap, il faut compter une bonne dizaine de minutes pour atteindre la plage. Mais ça vaut le coup d’œil.

  • Les Châtelets

Une fontaine surmontée d’une petite chapelle, consacrée à une “Notre-Dame des Bruyères”, surprend par sa présence. Blottie dans un bosquet, paraissant oubliée de tous, elle reçoit les rares visites d’anciens connaissant encore sa présence.

Le sentier discret, presque caché, qui y menait autrefois a laissé place, il y a peu, à une ouverture plus large : vous la trouverez désormais facilement en remontant le vallon de Lourtuais.

  • Le Cap d’Erquy

Un projet d’envergure : Avec leurs 2 millions de visiteurs par an, les Caps d’Erquy et Fréhel sont engagés depuis 2012 dans une démarche de labellisation “Grand Site de France” qu’ils ont obtenue en 2019.

C’est un projet territorial fort, visant à préserver le patrimoine naturel et la qualité des paysages. Cette engagement doit être tenu dans l’accueil des visiteurs et la participation au développement de l’économie du territoire, notamment par la valorisation des productions locales et le développement d’un tourisme durable tout au long de l’année.

  • L’Anse de Port Blanc

Au niveau de l’anse de Port-blanc, le corps de garde, le four à boulets et l’abri du canot de sauvetage sont des témoins de l’histoire locale.

L’abri du canot de sauvetage, équipé d’une longue cale, est construit en 1935 pour la Société centrale de sauvetage des naufragés. L’abri est désaffecté depuis 1966. La déshérence du bâtiment régulièrement “squatté” participe à sa dégradation.

  •  La Pointe des 3 Pierres

Au fil des millénaires, le littoral apparaît comme une frontière qu’il s’agit de défendre, d’où l’exploitation des sites de falaises et de marais, et notamment d’éperons barrés littoraux ou îliens qui sont aménagés à l’Âge du bronze et du fer.


Cet éperon barré, autrefois appelé « camp de César », aurait influencé le décor de l’irréductible village gaulois en Armorique de la bande dessinée Astérix. De nombreux villages revendiquent cette paternité mais plusieurs Réginéens (Originaire ou habitant de la commune d’Erquy) invoquent un faisceau d’indices en direction d’Erquy: la pointe des trois pierres du cap, à l’origine de nombreux naufrages, ressemble aux trois rochers visibles en première page de chaque album, sous la loupe ; les carrières, non pas de menhirs, mais de grès. Enfant, Albert Uderzo a passé des vacances à Erquy. Lorsqu’il survole le port balnéaire en 1996, le dessinateur confie au avoir « inconsciemment […] choisi le cap d’Erquy ». Mais il est revenu depuis sur cet aveu.

  • Le Four à Boulets

L’ordre de construire sur les côtes de la Manche des « fourneaux à réverbère » est donné, le 26 mars 1794, par le ministre de la Marine Jean Dalbarade. Ce four avait vocation à porter à incandescence les boulets alimentant une batterie de trois canons (aujourd’hui disparue), dans le but d’incendier les navires hostiles. Cependant, le four ne put être mis en service faute des ustensiles propres à son fonctionnement. De plus, cet équipement nécessitait un approvisionnement considérable en bois, combustible devenu rare pendant la Révolution, et une chauffe continue aurait détérioré les fours en quelques jours. Le petit édifice cubique a lui-même a été restauré.

  • Les Lacs bleus

Les lacs de carrière du Cap, dits lacs bleus, sont nichés à l’abri d’une forêt de pins qui surplombe le port. Les carriers surnommés les «sabots râpés», ont taillé les pavés destinés aux rues de Paris et des grandes villes de France jusque dans les années 1930.

Les fronts de carrière montrent de haut en bas : des grès blancs, des conglomérats blancs, des conglomérats rouges lités couleur lie-de-vin, très ferrugineux et un banc de grès d’Erquy de 30 m d’épaisseur.

Les carrières de grès rose, en front de falaise ont été exploitées artisanalement de la fin du 18ème siècle jusqu’en 1974 pour la construction balnéaire et l’habitat plus modeste (pierre déjà utilisée au Moyen Age : églises de Erquy, Pléboulle, Pléneuf).

  • Le port de pêche

  • La plage du Centre

  • La plage du Bourg

  • La pointe de la Houssaye

  • La roche jaune

  • La plage de Caroual

  • La plage de Saint-Pabu

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